Moins cher ou plus sucré ?

Quand son budget est très serré, on part faire les courses dans les hard discounters et les marques « low cost » des distributeurs. Notre but : faire des économies ET nourrir sa famille au mieux, à savoir sainement. Comme éviter que tout le monde voie son tour de taille augmenter au fur et à mesure que l’argent disponible diminue. Dans la réalité, c’est rarement possible, ou en tout cas pas sans une grande vigilance.
En apparence, il existe des magasins où les mêmes produits sont moins chers qu’ailleurs, respectivement des marques distributeurs dont les produits sont moins chers que les mêmes produits des autres marques. Mais en fait, non.

Ce ne sont généralement pas les mêmes produits. La grosse différence : ils contiennent très souvent plus de sucre, plus de glucides. Même (et surtout!) là où on ne s’y attendrait pas. Dans un sachet de « mélange de fromages râpés » très bon marché, j’ai par exemple eu la surprise de découvrir que ce mélange aurait tout aussi bien pu s’intituler  » mélange de fromage et de fécule de pomme de terre ». Au goût, on ne pouvait pas le deviner. Mais c’est évidemment la fécule de pomme de terre qui permettait à ce « fromage » d’être moins cher. Le hic, c’est que rien n’oblige le producteur à nous renseigner sur la part respective en pourcentage de fromage réel et de fécule de pomme de terre aromatisée au fromage. La seule règle existante : la composition inclut les ingrédients dans un ordre décroissant (de l’ingrédient principal à l’ingrédient dont la quantité est la plus petite). La fécule de pomme de terre, c’est beaucoup moins cher que le fromage. Par conséquent, ce produit très bon marché est en fait plutôt cher : on achète de la pomme de terre presque au prix du fromage. Idem avec tous les « drinks » au fruit : on achète de l’eau sucrée presque au prix du jus de fruit. A ce compte, autant acheter du vrai jus de fruit et le diluer soi-même !

Bref, dans les versions low cost, l’industrie agro-alimentaire crée des produits « dénaturés » : le produit de base est utilisé en plus petite quantité et on augmente son volume par des glucides bon marché pour qu’il est l’air d’être le même que le produit « standard ».
Low cost = produit standard + sucre + arôme, ou encore produit standard + graisse bon marché et sans valeur nutritive (ex huile de palme), sans oublier le produit standard + sucre + graisse bon marché + arôme. Lire la suite

Gros(se) un jour, gros(se) toujours ?

Maigrir serait facile, une question de volonté et de privations temporaires. Un effort qui en vaudrait la peine, qui serait même un impératif de santé pour les personnes obèses. D’ailleurs en Grande-Bretagne, les généralistes sont censés proposer à leurs patients obèses de perdre 5% de leur poids, quelque soit le motif initial de la consultation. Il s’agit d’une mesure officielle dans le cadre du programme de santé publique.
Si vous pesez 130 Kg, perdre 5% de votre poids équivaut à perdre 6,5 kg. Cela semble raisonnable et le bénéfice pour la santé est scientifiquement prouvé. Mais attention à ne pas reprendre 8kg par la suite ! Car mieux vaut un poids stable (même en situation d’obésité) qu’un poids qui fluctue à la hausse ou à la baisse (effet yoyo) : cela aussi, c’est scientifiquement prouvé.

Par conséquent, pour une politique de santé publique qui incite les médecins à faire maigrir leurs patients obèses, il est important d’évaluer si les gens parviennent à maintenir leur perte de poids ou non. Parce que si par malheur il y a davantage de personnes qui reprennent le poids perdu que de personnes qui conservent leur perte de poids, il faut arrêter cette politique au plus vite. Elle est inefficace, immorale et dangereuse. A défaut de pouvoir guérir, le médecin ne doit pas nuire, c’est la base du serment d’Hyppocrate. Lire la suite

Coudre des vêtements fluides

Nous sommes tous uniques et nos corps aussi. L’industrie de la mode est standardisée. Plus notre corps s’éloigne de la silhouette prévue par l’industrie de la mode et moins les vêtements sont susceptibles de nous aller bien.
Pour contourner ce problème, une des solutions est de coudre soi-même ces habits, de se rendre dans une boutique spécialisée, de commander des vêtements size plus ou de faire faire ou de faire modifier des vêtements par un couturier/une couturière pro.

Faire soi-même ses vêtements est de loin la méthode la plus rentable sur le long terme, tant en termes d’estime de soi que financièrement. A mon avis. Je me suis lancée dans cette aventure et au départ j’ai fait quelques erreurs qui m’ont fait perdre du temps et de l’argent et qui de plus étaient assez démotivantes.

J’aimerais donc vous transmettre quelques conseils pour débuter dans la couture avec en ligne de mire la couture pour femme/homme un peu (ou très) rond(e). Lire la suite

Soutien-gorge : un investissement pour le bien-être (2)

Choisir son soutien-gorge dans une boutique de lingerie de qualité est l’option qui offre le plus de chance de succès. Je conseille à toute femme à la poitrine généreuse de s’offrir ce luxe le plus souvent possible.
Faute de budget suffisant ou de boutique à proximité, commander en ligne est également un choix valable. Je vous recommande 3 sites spécialisés dans les grandes tailles.

  • www.rondementjolie.com
    Un site français commercialisant les marques Anita, Curvy Kate, Cette, Elomi, Freya et Gerbe. De la taille 85B à la taille 135K. Paiement par Paypal, carte de crédit ou virement bancaire. Livraison en France métropolitaine et dans l’Union européenne. Pas très clair sur le site si une commande est possible depuis la Suisse ou le Canada.
    J’ai trouvé ce site à travers le livre de Stéphanie Zwicky (2010) : Le It-book de Big Beauty. Je n’ai jamais passé commande mais j’ai des soutien-gorges de marque Anita, Curvy Kate et Freya. C’est des marques que j’aime bien, d’un bon rapport qualité-prix.

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La saccharine, l’aspartame et le sucralose ne sont pas vos amis !

Dans un article publié en septembre 2014 dans la revue Nature, des chercheurs de l’institut Weizmann ont mis à jour un phénomène inattendu : loin de contribuer à réduire l’épidémie d’obésité, les édulcorants comme la saccharine, l’aspartame et le sucralose augmenteraient au contraire le risque de surcharge pondérale. Alors même qu’ils ne contiennent pas de sucre, ces édulcorants ont un impact sur la manière dont le corps utilise le glucose, et ce par les modifications qu’ils induisent sur la flore intestinale. En incluant ces édulcorants à l’alimentation de souris, ils se sont aperçus que ces dernières développaient une intolérance au glucose et que cette dernière était étroitement liée aux changements intervenus dans la flore intestinale de ces animaux.

En cliquant sur le lien « chercheurs de l’institut Weizmann », vous aboutirez directement sur le résumé de cet article (en anglais). Personnellement, j’en ai connaissance à travers le post de JacquesHenri : Saccharine, aspartame, sucralose : leurs effets pervers enfin dévoilés. . Comme ce monsieur fait un compte-rendu fidèle et détaillé des résultats de l’institut Weizmann (en français), je vous conseille de vous rendre sur son blog pour davantage d’informations. Lire la suite

Jean-Michel Cohen : quelques informations utiles

  • Dr Jean-Michel Cohen (2012) Savoir maigrir. Paris : Flammarion. (1ère édition en 2005).

Ce livre est un bestseller et Jean-Michel Cohen une star, un régulier des plateaux télé. Il propose des régimes hypocaloriques et très pauvres en matière grasse (hypolipidique). Son régime confort confort est à 1’400 calories par jour ! Quant au rapide et à l’express, ils sont respectivement à 900 et 600 calories par jour !
Bref, avec Cohen, on se prive et on suit une des formes de diète les plus couramment prescrites par les médecins – et ce depuis les années 50 :  pour maigrir, il faut manger moins et manger le moins gras possible. L’autre recommandation typique et traditionnelle étant de faire du sport ou de bouger davantage pour accélérer la perte de poids. Savoir maigrir n’oublie pas de la mentionner. Il comporte de nombreuses recettes, pour suivre son régime jour après jour. C’est du genre drastique, comme cette vinaigrette allégée  (p. 218) qui comporte une seule cuillère à café d’huile, additionnée d’une cc. de vinaigre et une cc. d’eau. On a certes droit à du sel, du poivre, de la moutarde, des herbes etc. ), ça reste peu savoureux !

Pourtant, ce type de régime ne marche pas : « Un régime qui exige que nous nous privions de nourriture ne peut (…) qu’échouer car premièrement, notre corps s’adapte au déficit calorique en dépensant moins d’énergie, deuxièmement nous avons faim en permanence et troisièmement, conséquence des deux premiers points, nous glissons dans la déprime, l’irritabilité et la fatigue chronique.
Et comme nul ne peut supporter indéfiniment une sensation de faim permanente, ni les effets secondaires que cela entraîne, nous finissons donc par recommencer à manger comme par le passé – ou devenons victimes de compulsion alimentaire. » Gary Taubes (2012) Fat : Pourquoi on grossit). Lire la suite

Régime Dukan : danger !

  • Hervé Pouchol (2011) : Régime Dukan, le pour et le contre. Monaco : Editions du Rocher.

M. Pouchol est producteur TV et journaliste. Il a notamment été rédacteur en chef de Sans Aucun Doute et les 7 péchés capitaux sur TF1. De fait, il est télégénique, avec de beaux yeux bleus. En revanche, il n’a pas l’habitude de faire des investigations neutres, documentées, de croiser les sources, etc. C’est du moins ce qui ressort de ce livre. On est très loin d’un quelconque journalisme scientifique. Le livre ne contient d’ailleurs quasiment pas de notes et aucune bibliographie ! A sa lecture, on se rend compte qu’on est bien des fois à la limite de la désinformation. Nous en reparlerons.

Si je rédige néanmoins un post sur ce livre dans la catégorie « Sources d’information », c’est qu’il a au moins un mérite : lister les risques et les effets néfastes du régime Dukan (de la page 76 à 81). Le régime Dukan est hyperprotéiné, faible en lipides et hypoglucidique dans ses deux premières phases (dites d’attaque – censée durée 5 jours au maximum – puis de croisière, nettement plus longue).

Les effets secondaires possibles sont les suivants :

  1. constipation sévère
  2. grande fatigue
  3. nausée
  4. augmentation du « mauvais » cholestérol
  5. problèmes de reins si on ne boit pas les 2 litres d’eau préconisés (misère !)
  6. sensation d’euphorie (qui renforce la tentation de prolonger la phase initiale de protéine pure – la phase d’attaque – , grisé(e) par la perte rapide de poids)
  7. trop grande concentration d‘acide urique dans le sang, qui « peut déclencher la formation de cristaux d’urate, notamment dans les pieds et les mains. Ces effets indésirables vont de la simple douleur articulaire à la crise de « goutte« .» (p. 77) Ciel !
  8. de fortes carences en vitamines et sels minéraux : «Le régime Dukan peut provoquer de fortes carences en minéraux, en vitamines, ce qui peut engendrer une très grande fatigue et d’autres symptômes comme les crampes, à cause du manque de potassium. De plus, la grosse consommation d’eau (2 litres d’eau par jour, ndlr), nécessaire pour éliminer les toxines produites par l’ingestion de grandes quantités de protéines, va aussi entraîner une évacuation des sels minéraux dommageable à l’organisme» (p. 78). Bref, on se retrouve en situation de malnutrition…..

Voilà qui ne fait pas envie. Malheureusement, H. Pouchol ne donne aucune indication quant à la fréquence des différents effets secondaires constatés. Lire la suite